Le Orang-outan, Pongo pygmaeus, Sumatra, Indonesie
Le programme d’étude des orang-outangs, le premier en son genre pour cette espèce, étudie la façon dont ces animaux se soignent par auto-médication pour combattre les maladies et les parasites. Grandir en tant qu’orang-outang n’est pas une sinécure. La forêt tropicale est parsemée de plantes, d’insectes et de nombreux fruits. Un jeune animal a besoin de plusieurs années pour apprendre ce qui lui est bon ou mauvais, et plus important encore, pour savoir ce qu’il peut prendre en cas d’indigestion. Nous sommes tentés de penser que les animaux, liés à une certaine région depuis les temps les plus reculés, disposent d’une immunité naturelle à l’égard des maladies qui peuvent survenir en ce milieu spécifique. Ce n’est toutefois pas le cas ; ils sont aussi vulnérables aux microbes et aux parasites que l’être humain. Le plus étonnant est qu’ils semblent prendre des médicaments pour soigner leurs maladies, et qu’ils sélectionnent ces médicaments parmi les plantes médicinales qu’offre la forêt. Le fait que des singes utilisent des plantes contre les maux de ventre, par exemple, est une donnée relativement neuve, qui suscite de nouvelles questions quant à la façon dont ces animaux établissent le lien entre une plante déterminée et une certaine maladie. C’est à cette étude que le programme de recherche est consacré. Ivona Foitova aimerait savoir comment et dans quel but les orang-outans utilisent certaines plantes. Elle espère par là pouvoir mieux lutter contre les maladies qui frappent nos plus proches parents.
orang-outan, Pongo pygmaeus, Sumatra, Indonesie